LA FÊTE PASTORALE
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| Une coutume vieille comme le monde. Une coutume née de l’une
des occupations essentielles des hommes vivant dans cette dépressions
enchanteresse du nord de la Roumanie, connue sous le nome de Pays de l’Oaº. Chaque printemps, lorsque les montagnes ont rejeté le manteau de neige de l’hiver, au moment où les troupeaux de moutons peuvent commencer l’ascension vers les pâturages alpestres, les gens de l’Oaº habitant les environs de Negresti se rassemblent pour fêter la. Les paysans amènent leurs brebis, dont les bergers s’en chargent pour toute la période du pâturage, en montagne. |
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| Et pour que les
hommes soient à même de connaître la quantité de laitage
qui leur revriendra on procède à la traite des brebis et au mesurage
du lait obtenu. Un baguette plongée dans la seille au lait, une entaille
qui marque le niveau du liquide dans le récipient, et voilà “la
base de calcul” assurée... Ces opérations terminées,
les hommes se mettent à table- sur la verdure- et, au bout d’un
fgestin de proportions pantagruéliques, dont la préparation a
demandé beaucoup de peine et surtout beaucoup d’adresse aux maîtresses
de maison, la danse commence. Les joueurs de violon remplissent l’air de leurs mélodies alertes, au rythmes vifs, et les jeunes hommes lancent de temps à autre leurs à propos amusants. Lorsque les soleil descend à l’horizon, la fête touche à sa fin. Les femmes et les jeunes filles desservent, les hommes se hâtent de vider les bouteills de (incroyablement forte ), les bergers s’en vont préparer le troupeau pour la nuit. Quelque berger plus jeune reste encore de longs instants à suivre des yeux la jeune fille qui tantôt était sa partenaire de danse et qu’il ne reverra probablement pas que l’automne prochain, à l’époque où il descendra, derrière les troupeaux, les flancs de la montagne. |
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