Je te présente la Mer Noire et ses beautés

Mamaïa a commencé par une légende

« Mamma mia », l'appellent en souriant avec sympathie les touristes étrangers le matin, quand ils descendent à la plage. Ils ont appris la légende de la jeune fille enlevée par les Turcs et emmenée en mer, de ses pleurs et de son cri de détresse: Mamaïa !

La nature, dans un moment d inspiration, lui a fait don de deux horizons d' eau : a droite, la mer, de l' autre coté, a quelques centaines de metres seulement, la bizarre apparition d un lac. C'est le Siutghiol, le lac aux reflets tantôt verdâtres, tantôt laiteux, sur lequel voguent doucement les yoles, les yachts, les kayaks et les barques, ou glissent les skieurs nautiques.

Entre les deux nappes liquides – la bande couverte d' asphalte de la route et les hôtels, architecture en verre et béton. A quelques pas, derrière un rideau d' oliviers sauvages, se trouve la plage, recouverte d' une couche épaisse de sable satiné, qui avance en pente douce jusqu' au loin dans la mer. Rien ne trouble la quiétude de cette plage – ni poissons dangereux, ni marées, excepté les dents des râteaux qui, tous les soirs, font sa toilette pour le lendemain.


DAVID GIORGIANA, la VI-ème B